LA SUISSE ADOPTE LE "JUNGMEISTER"

Outre l'Allemange, la Suisse et l'Espagne construisirent le "Jungmeister" pour les besoins de leurs forces aériennes. En 1936, les autorités militaires helvétiques décidèrent de doter leur aviation d'un avion de perfectionnement, de voltige et d'entrainement au combat aérien. Le tout nouveau monoplace "Jungmeister" bénéficiait d'un préjugé favorable, les Troupes d'Aviation Suisses n'ayant qu'à se louer des services du "Jungmann". L'expérience acquise par l'usine d'Altenrhein dans la construction du BÜ 131, et le fait que nombre d'éléments de celui-ci et du "Jungmeister" étaient communs constituaient des atouts supplémentaires pour le monoplace allemand. Il fut donc adopté. C'était assurément là un excellent choix, puisque le Bü 133 C allait rester en service durant 31 ans, de 1937 à 1968. IL fut alors remplacé par les monoplans Pilatus, infiniment plus proches du portrait-robot de l'avion sophistiqué d'école et de perfectionnement des temps modernes.

Le processus fut le même que pour le "Jungmann" : six exemplaires furent d'abord importés d'Allemagne qui reçurent les numéros U-51 à U-56. L'usine "Doflug" d'Altenrhein assura en tre 1937 et 1940 la fabrication sous licence d'une série de 46 DO/Bü 133 C, auxquels furent attribués les numéros U-49, U-50 et U-57 à U-100.

Une mitrailleuse photographique amovible était montée sur l'aile supérieure lors de l'entrainement au combat aérien.

Sur ces 52 appareils, 18, parvenus à bout de potentiel avait été volontairement détruits : tandis qu'une douzaine d'exemplaires étaient réservés aux musées aéronautiques suisses et étrangers : à commencer par le U-60, exposé au Musée des Transports et Communication de Lucerne. ENfin, en 1969, les 22 "Jungmeister" restants étaient cédés aux Aéro-colubs helvétiques. Mais certains parvinrent par la suite à franchir les frontières suisses, pour le plus grand plaisir de leurs acquéreurs britanniques, français, allemands et autres...